Le garage pas honnête du tout

Analyse effectuée par iguana (12/20) :
JB (alias Goj) nous propose un petit brickfilm des plus sympathiques avec Le garage pas honnête du tout. Pour résumer sans dévoiler la moelle de ce film : le directeur d'un garage automobile en manque d'argent décide de "tricher" pour faire venir la clientèle en masse.

Même si le scénario s'avère assez basique et prévisible, la réalisation multiplie les bonnes idées : effet comique des répétitions, usage de phylactères (ou "bulles";) pour la narration… Les décors, sans casser des briques (vous noterez au passage mon incroyable jeu de mots !) sont jolis et tout à fait adaptés.

Goj dit :
"J'ai aussi utilisé des DELs 3 et 5mm pour l'éclairage des lampes à l'intérieur du garage (orange) ainsi que pour les feux à l'entrée du garage "hangar" pour les dépanneuses."
Mention spéciale pour cette initiative d'intégrer de petites lampes aux décors : un plus indéniable qui montre bien là le soin apporté par le réalisateur aux petits détails.

L'animation, tout à fait satisfaisante, sert le propos sans trop en faire. Je n'ai jamais été un grand amateur d'animation extrêmement lisse et chiadée, du moment que c'est un minimum fluide et évocateur, ça me va. Et c'est le cas pour Le Garage…. On regrettera cependant l'animation du dernier mouvement du film, qui manque de puissance et qui défie les lois de la physique. Dommage de terminer sur ce qui est pour moi une (légère) fausse note.

J'ai regretté personnellement certains choix de cadrage, qui ne mettent pas forcément les décors en valeur et qui aplatissent la perspective (caméra trop souvent parallèle aux décors). Le plan de l'intérieur de la voiture est lui aussi curieux… Je ne suis généralement pas très regardant sur le respect des proportions entre les intérieurs et les extérieurs, mais là… ça va peut-être un peu loin. =)

Ce qui fait souvent défaut à ces petites productions, c'est le son. De ce côté, Goj s'en sort plutôt correctement : la plupart des bruitages sont mixés comme il faut, la présence de musique fait oublier l'absence d'ambiance sonore. Les footsteps du mannequin automatisé sont peut-être un peu trop métalliques, et le rire du garagiste aurait pu être "fait maison" à la place d'être pioché dans une banque de son (ça s’entend de suite) !
J'aurais aimé savoir d'où venait la mélodie au piano, qui contribue grandement à l'ambiance bon enfant du film… Musique originale, ou pas ?

Sans être le film de l'année, ce Garage pas honnête du tout constitue un bel effort agréable et soigné, qui mérite qu'on y jette un oeil !